Barbara Leclercq

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Le soleil se lève à 6h30
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L’enfer n’a pas de plafond



Mémoire : Espaces chimériques, greffes, spolias et autres réemplois (à venir)



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Le soleil se lève à 6h30

Série en cours




Détails, composition_01 dessin sur châssis, crayon, format plein 155 x 100 cm, 2019.


L’aspect contemplatif éprouvé face à nos propres vestiges, semble irrésistiblement cacher des tensions, conflits d’usages et instrumentalisations, dont le dessin n’omet pas d’opérer le glissement à la surface du papier. La série Le soleil se lève à 6h30 redessine les contours des ruines habitées de la Havane, Cuba.

Ce patrimoine est ambiguë, propose un stade intermédiaire dans le processus de mise en ruine ; celui de la ruine habitée. Envisagée comme un interstice dans lequel l’architecture est maintenue sans réellement être réparée. Cette forme de résistance discrète s’active par des gestes quotidiens qui démystifie notre rapport classique à la ruine, dès lors qu’elle devient usage et non plus objet contemplatif. En observant dans le réel ces différents mouvements de réparation et en même temps de désagrégation, simultanés sur cette même verticalité architecturale, je me demande comment en habitant un lieu, on le construit en même temps?
En quoi continuer à habiter un bâtiment pourtant appelé au sol, un héritage mis sous tutelle patrimoniale et pourtant investi, est un acte de réapropriation. Comment les ruines deviennent des enjeux brulants, a partir du moment où le regard posé dessus s’accorderait à la mettre sous verre, en dépit de l’alentour.

S’insère ainsi, des gestes discrets, ces greffes architecturales, qui essaient une forme de conciliation entre usage et héritage. Le dessin prolonge ces gestes.




format entier (reproduction temporaire)





Alternative_01, 02 et 03, crayon sur papier, 49 x 33 cm, 2019.

@barbaraleclercq