Barbara Leclercq

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Le soleil se lève à 6h30
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Poursuivre sa chimère
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L’enfer n’a pas de plafond



Mémoire : Espaces chimériques, greffes, spolias et autres réemplois (à venir)



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Née en 1997
Vis et travaille entre Paris et Bruxelles




 
 
Mon travail opère toujours dans un état transitoire. Porte en son coeur une réflexion sur la ruine, envisagée alors comme le passage d’un état à un autre, sur un temps long qui mène finalement à la disparition. Je m’intéresse aux usages et imaginaires à partir desquels des transformations sont opérantes sur l’architecture. C’est précisément là que se superposent sur une même verticalité à la base architecturale, des mouvements contraires de désagrégation et de reconstruction par dessus. J’observe ces phénomènes déployés dans le réel et je les prolonge, tels que des gestes minutieux de réparations provisoires, des formes emprunts, de spolias ; j’essaie de rendre ces glissements palpables, de les provoquer.
L’objet-ruine me permet de penser l’architecture autrement qu’en terme de murs. J’ai la sensation qu'il n’y a pas de permanence des choses, mais en retour que les tensions et dissolutions restent difficilement saisissable à échelle humaine.
Essayer alors de rendre ces transformations, expérimenter au travers d’un espace que je construit de toutes pièces, comme une matière à penser, sur lequel repose et se contaminent des formes de résurgences.

Venir disséquer l’arrière plan, fouiller les entrailles de nos constructions, chercher la pièce manquante, et immanquablement y transposer quelque chose de soi. Mon travail reconstruit sans pour autant réparer, il élabore des versions alternatives, autant de possibles permis par la lente gestation du dessin, de la céramique. Aller-retour incessant entre ces médiums, où terre et papier se répondent pour composer l’univers d’hybridation.
Edifier, dans une forme proche du palais de mémoire 1 , une architecture hors-sol qui a intériorisée les récits, et propose au travers d’anecdotes personnelles des lieux communs : un espace chimérique.
Par définition, une chimère est un monstre fabuleux composite ; de formes diverses, fondu, combiné, amalgamé. Une chimère, c’est aussi un projet ou idée sans consistance, aux contours vaporeux. Poursuivre une chimère, on ne sait pas vraiment quoi, mais ça glisse, ça se traverse, et peut-être finalement, peut-être que le chemin est le plus remarquable.
Cheminer dans un labyrinthe, tracer des chemins de traverses, proposer des récits spéculatifs ; se dessine une angoisse sous jacente : le fond de l’air est lourd.

Idée peut être chez moi que ce qui demeure stable sont des représentation communes. Les éléments et formes empruntés sont ainsi reformulés dans de nouvelles constructions, ou se mêlent phénomènes géologiques, artefacts, architectures, ensembles dans la sensualité de l’entremêlement. Porosité entre les choses, place très importante d’une sorte d’archéologie anticipée, d’où s’entrevoient des figures animistes : animées, transpirantes.
Penser les fondations dans le coeur même de la réflexion sur la ruine. Que reste il? Des représentations communes, mythes, qui se transmettent et se modèlent : idée d’interroger l’héritage dans une géologie instable, me permet une liberté de formulations. A force de se raconter des histoires, transmises ou inventées, elles se fondent dans le décor. Autant de scripts visuels qui se scellent peu à peu dans l’architecture émergente : fabriquer de l’histoire comme on raconte des histoires.
La surface des murs s’épaissie de récits, l’architecture porte ces traces de formes de langage et de transmission. Déchiffrer, d’un dessin à l’autre, par la traversée des espaces. Par des raccords étranges mais crédibles, les épaisseurs suggèrent un décor en relief qui, par endroits ne se fond pas tout à fait.

Résulte un paysage étrange, énigmatique, décousu et pluriel. Je suis dans la double expérience du narrateur et de l’architecte du lieu. Figure du maitre du jeu : donner a voir un paysage en effusion, mais aussi à chacun les clés d’une réécriture.



Formation


2022 :  Mémoire en collaboration avec ULB Horta, faculté d’architecture, Bruxelles, BE
2019/2020 : ASFA Athens School of Fine Arts, GR
2016/2022 : ENSAV La Cambre, Bruxelles, BE 


 

Expositions collectives


2021
Genius Loci ed. II, espace La Vallée, dans le cadre de la Brussels drawing week, BE

Genius Loci, Fondation Moonens, Bruxelles, BE

2019
L’Intervalle.mov, Bruxelles, BE 

2018
Temps de Plomb,  collectif  l’Intervalle, dans le cadre de l’appel à projet “Que faire après la révolte?” organisé par JhMj Dar. Bruxelles, BE

2018
Résonnances, édition 4, à l’espace  La Vallée, Bruxelles, BE 

L’Intervalle, Exposition inter-écoles, dans le cadre du BCL Festival, à ULB, Bruxelles, BE

Exposition Collective Artopenkunst à l’espace Vanderborgh, Bruxelles, BE


Publications


Juillet 2019 - Newsletter at Cargocollective webdesign platform (https://cargo.site/101)
@barbaraleclercq